Avez-vous un projet de rénovation à réaliser ? Pour l’amélioration de l’isolation, sachez qu’il existe une solution à la fois écologique, durable, abordable et résistante : le Mycélium. Voici tout ce qu’il faut savoir concernant cet isolant à base de champignons.

Un isolant qui ne se fabrique pas

Les matériaux innovants et recyclables ont le vent en poupe ces derniers temps dans le monde de la construction et de la rénovation. En plus de leur capacité à fournir un bon confort thermique, ils permettent de s’engager dans une démarche de développement durable. Le plus récent d’entre eux s’appelle le Mycélium. Cet isolant à base de champignons vient tout droit des États-Unis. Comme son nom l’indique, il est issu de la filamenteuse enterrée du blanc de champignon. À noter que cet eucaryote tient son caractère bio du fait qu’il se nourrit de matière organique morte après une contribution à sa décomposition.

On ne fabrique pas d’isolants en mycélium. On favorise seulement leur pousse. Pour cela, il faut commencer par mettre une quantité importante de blanc de champignon dans une moule avant d’y joindre de l’eau, du peroxyde d’hydrogène, des minéraux et de l’amidon. Ces nutriments contribueront au gain en volume du mycélium. 1 à 15 jours suffiront pour que le moule soit totalement rempli. Le processus se termine par le chauffage du matériau généré à une température de 65 °C. Ce qui permet de se débarrasser de l’excès d’eau et des organismes. De ce processus apparaît un bloc d’isolant à la fois résistant, compact et léger prenant la forme du moule utilisé.

Les plus de l’isolation Mycélium

Le Mycélium utilisé comme isolant présente de nombreux avantages. Le premier est sa capacité à fournir le confort à l’intérieur d’une habitation. Son pouvoir isolant est en effet similaire à celui de ses concurrents écologiques comme la laine de mouton, la laine de bois et la laine de chanvre. Il s’agit, en plus, d’un isolant léger. N’étant pas traité avec un produit chimique, il est à la fois sain et non allergène.

Comme tous les matériaux précités, le mycélium est un isolant biologique, étant entièrement recyclable et biodégradable. Il ne présente donc quasiment aucun impact sur l’environnement. D’où sa forte utilisation dans l’univers de la construction écologique.

Malgré tous ces avantages, cet isolant à base de champignons est abordable. Un budget de 25 euros par mètre carré peut suffire. À noter également qu’il s’agit d’un isolant facile à installer, notamment pour un bricoleur confirmé.

Les moins de l’isolation Mycélium

Avant de présenter les quelques inconvénients du Mycélium, il importe de savoir qu’on en fait également usage de ce matériau pour le conditionnement des objets fragiles. Ce qui constitue déjà une importante preuve de sa résistance. Cette utilisation a tout de même permis de trouver un important revers : la décomposition du matériau en cas de contact avec des organismes. Un isolant en Mycélium peut ainsi avoir une durée de vie plus courte que certains de ses concurrents écologiques. En optant pour une variante d’entrée de gamme, on risque aussi de bénéficier d’une conductivité thermique réduite par rapport à la laine minérale ou d’un autre isolant biologique. Un tel désavantage peut heureusement être évité en optant pour un isolant en Mycélium bien épais.

Certains experts dans l’univers de l’isolation vont même jusqu’à recommander l’attente de quelques innovations dans la production d’isolant en Mycélium avant d’y recourir. Espérons que ce temps d’attente puisse être plus court. Jusqu’à la survenue de ces innovations, rien ne nous empêche de nous tourner vers les autres isolants écologiques ne présentant pas ces inconvénients, en ne citant que la laine minérale et la laine de bois.

Mycélium : quand les champignons s’invitent dans l’isolation

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